Ouais, les boules. Quand je disais qu'on revoyait plein de potes pendant l'été, je croyais pas si bien dire. Et c'est Le Schtroumpf qui m'invite à un barbec.
Et donc, j'ai les boules.
Rien d'autre à ajouter, sinon une photo de lui prise l'été dernier, je crois qu'il était à la recherche d'une bouteille de vodka, et je crois que j'étais saoûle.
Ce qui explique sûrement la floutitude de la photo en question...
J'allume mon ordinateur de façon très approximative, et m'y prends à plusieurs reprises pour écrire chaque mot sans me tromper de lettre.
De charmantes bulles de bière me montent à la tête et dansent la rumba dans mon cerveau.
Ce fut une soirée fort plaisante, entourée d'un pote de collège, d'un ancien compagnon de galère de l'école primaire, et de gens rencontrés aujourd'hui. Du festival, je n'ai rien vu. Pas grave,
j'ai la semaine pour me rattraper.
Romain, il a pas changé. On se rote à la gueule et on se ressort des répliques de Shrek. On passe chez Melle C dans l'espoir de la faire sortir de chez elle, sans résultat, mais on se reverra.
On a bu, on a rigolé, on s'est expliqués aussi, par rapport au fait que "Romain, il aime pas les homos". J'avais peur qu'il me rejette, ça m'aurait fait chier.
Tout ce qu'il me répond c'est "Tu crois vraiment que je serais venu si j'avais été faché après toi?"
Un été, encore.
Des repas de famille à la campagne, encore.
Le festival de rue, encore.
Romain qui me court après, encore.
Mais bon...
L'été, il fait beau (si si!), on sort les tongs Koh Lanta, on revoit les potes, on boit de la bière fraîche et on se balade.
Alors l'été, c'est quand même bien.
Les repas en famille, quand on arrive en avance, comme hier, on peut aller marcher en profitant des derniers rayons de soleil. C'est ce qu'on a fait avec Mag. Ma mère pensait qu'on était parties
pleurer, elle pour ce job qu'elle n'a pas eu, et moi pour mon permis (ceci dit, quelques larmichettes dans les bras de Maman, et c'était passé, j'avaisbêtementbesoin d'un gros calin). Mais de larmes il n'y a pas eu. On a papoté de tout et de rien, comme Mag sait si bien le faire, et comme
j'adore. Mag, c'est la femme de Jibé. Un mètre 58, toute menue, et avec un rire plus grand qu'elle, la première fois que tu l'entends, tu sursautes ^^.
On a parlé de Paris, de Oldelaf et Mr D, des Chanson plus Bifluorée, de son futur rôle de chef de guerre sur lesRoyaumes
Renaissantset des gens qu'elle rencontre grâce à ce jeu. On a chanté (enfin surtout elle), et dansé sur la route (oui, enfin surtout elle).
Le repas, tout pareil, perso, je ne l'ai pas vu passer, et quand on en est arrivés au débarassage de table, j'me suis retrouvée toute seule assise en face de N, le mec de ma soeur. N qui
essayait de se rappeler de l'air de cette fameuse chanson d'Aznavour, mais oui, vous savez! Nous nous reverrons un jour où l'autre...
N qui est guitariste, et qui a une voix magnifique. N qui vénère Brassens, et qui m'a chanté du Aznavour, cette fois.
"Comme ils disent", il m'a chanté. Et puis Clairon, ma soeur qui nous rejoint, et chante "La Bohème" avec nous. Chanson ponctuée d'éclats de rire, d'envolées lyriques et de claques (voui, il y a
beaucoup de moustiques en ce moment).
Alors les repas de famille, c'est quand même bien.
Le festival de rue, on voit des spectacles partout. On croise des gens déguisés, on se fait alpaguer dans un spectacle en pleine séance de courses et on finit mort de rire. On revoit des gens
perdus de vue, et même des anciens profs. On fait la fête, on fait les bêtes, de toute façon, personne ne nous voit.
Alors le festival de rue, c'est bien quand même.
Romain, c'est un pote de collège. De la 6° à la 3° on a été ensembles (par là, je veux dire dans la même classe).On s'est mariés en 3° pour rigoler. Romain, au début du lycée, quand on était encore
dans le même, il était amoureux de moi, pendant la courte période où il n'était pas amoureux de Melle C. Et croyez moi, ça l'a tenu longtemps. On n'est même pas encore sûres qu'il ne l'est
plus.
Avec lui, on s'est souvent fâchés, parce qu'il est bizarre, parce que je ne voulais être que sa pote, et pas sa meilleure amie, ni quoique ce soit d'autre. Parce qu'il a des périodes parfois où
personne ne le comprend plus et où il vaut mieux l'éviter.
On a arrêté de se parler en 1°.
Et puis on s'est revus après le bac pour aller voir Shrek 3. Parce que Shrek, entre Romain et moi, c'est une tradition. Comme Le seigneur des anneaux entre mon père, mes frères et moi.
Ça m'a fichu un coup, parce que Romain, il avait sa voiture, il était encore plus gigantesque, et il avait une voix d'homme. Peu de temps après, on s'est refâchés parce que Romain, il aime pas les
homos.
Et là, de nouveau, comme depuis quelques années à la même période, c'est reparti.
"Tu fais quoi à la fête de la musique?"
"Je suis à Paris, mais on se verra au festival, peut-être."
Et hier soir, un peu avant minuit. "On se voit au festival demain!"
Alors Romain me court après, mais c'est bien quand même.
Parce que c'est Romain. Romain, c'était un pote, et peut-être qu'il le redeviendra.
J'ai pas mon permis. J'aurais pas cru que ça me ferait chialer. C'est sûrement à cause de la déception, concept nouveau pour moi qui n'en fais jamais suffisamment
pour attendre quoi que ce soit de positif.
Alors voilà. Je suis debout depuis 6h, j'ai passé une partie de ma journée dans le train (pour rien sachant que mon rdv avec l'assistante sociale a été annulé), je suis rentrée depuis une
demi-heure, tout ça pour entendre mon père me dire, avec un sacré temps de retard qu'on a reçu les résultats et que je n'ai pas mon permis.
Vous savez, c'est le bruit que font les cadeaux du schtroumpf farceur en explosant...
Juste un article en passant, histoire de dire que demain matin, je passe mon permis. C'est horrible.
Enfin, c'est pas que j'ai peur de pas l'avoir, je crois que je gère, mais la panique et les erreurs bêtes, c'est moins sûr.
Alors j'essaie de me dire que c'est comme une leçon de conduite notée, et que si je réussis c'est bien, sinon tant pis.
Que c'est comme une leçon de conduite avec juste une personne en plus qui va me poser des questions du genre "Où se trouve la commande pour enclencher le nettoyage du bloc optique
arrière-droit?"
C'est comme une leçon de conduite, sauf que je ne peux pas faire la causette à la personne assise à côté de moi.
Comme une leçon de conduite sauf que le monsieur à côté de moi (me demandez pas pourquoi, je suis sûre que ce sera un monsieur) ne sera pas gentil, peut-être même qu'il commencera à me crier après
dès le début, comme avec ma soeur.
Comme une leçon de conduite, donc j'ai pas besoin de stresser.
Du coup, je stresse pas.
Sauf de temps en temps, une grosse main de fer m'agrippe les tripes et les tord (et depuis le temps, ça n'a rien à voir avec le breuvage de Charles-Marie, c'est certain).
Bref... Si quelques uns d'entre vous pouvaient avoir une petite pensée pour moi demain à peu près à 10h45...
Je m'en suis revenue de la capitale, dans mes petites rues crades, avec ces têtes déjà vues, dans ma province (gnark!). Je m'en vais raconter ce week end à S.
On va s'installer en terrasse, au soleil, et elle fixera ses yeux verts sur moi avant de me dire "Raconte", parce qu'elle n'attend que ça, que je raconte avec force détails, photos et
citations.
Parce que je lui ai promis, la laissant toute dégoûtée sur le quai de la gare, "Je te raconterai, Darling".
Je siroterai ma bière, qui pendant un instant aura encore le goût du 21 juin 2008, le jour où j'ai pris un sacré coup de soleil, au corps et au coeur.
Et puis je parlerai d'éléphants, de kilts, d'un projet d'extermination massive de chihuahuas, d'une demi-portion au sourire 10 000 volts, de vodka bananoïde, de Bernardo, de bricolage aussi (une
sombre histoire de visseuse-dévisseuse, je crois ^^)...
Je lui raconterai les fous rires, le rosé, les deux frangins plus vrais que nature, Louise Bourgoin, la gare de Lyon, les Haribo, l'homme qui mesurait deux mètres...
Peut-être que je lui parlerai un peu de Prévert aussi.
Maintenant, j'aime Paris vraiment. T'as gagné Carine!
(Comme je suis toujours très inspirée pour trouver des titres aux inepties que je publie, surtout en ce moment, c'est juste le titre du bouquin que j'ai lu hier.
Sympa, d'ailleurs.)
Ce matin, comme je travaillais, je me suis ramenée pour avoir ouvert le stand de la cathédrale à 10h00 pétantes, et là, rien. Le coffre, ouvert, et les clefs, plus là. J'ai finis pas me dire que
c'est juste quelqu'un de l'association qui en a eu besoin pour une visite, ou le ménage, ou un truc du genre, et a oublié que j'étais là. Donc j'ai attendu un peu. Et me suis dit que c'était la
directrice qui les avait prises, elle oublie toujours que je suis là. Où elle m'attend alors que je ne suis pas sensée venir...
Parenthèse en passant... Ce matin, ma mère était fâchée après elle, justement, et je la vois taper dans gogol "comment envoyer balader une vieille emmerdeuse".
Ben ça a pas loupé, un des premiers résultats en haut de la page, devinez quel blog?
Donc, pour en revenir à nos clefs. Ben j'ai attendu, et ne voyant personne venir j'ai un peu saturé et je suis partie.
Il fait beau, c'est le matin, je suis allée faire un tour dans le vieux quartier. C'est pas comme si j'habitais dedans (presque, hein), mais on finit par ne plus voir vraiment les choses qu'on a
tous les jours sous les yeux. Je suis passée pas très loin du lycée communément appelé Pétasse Land, j'ai descendu les escaliers biscornus, regardé autour de moi. On se croirait dans un vieux film
parfois.
Arrivée en bas, je suis passée à côté du chantier. Ils ont fini les fouilles, maintenant il va y avoir un morceau de musée en plus si j'ai bien compris. Et puis j'ai monté d'autres escaliers pour
retourner chez moi. Il doit y avoir de sacrées baraques derrière ces grosses portes en bois et ces murs en pierre. Peut-être même de grands jardins, vieux et ensoleillés. Je les vois bien comme je
les ai imaginés dans "Le baron perché".
Et voilà que je commence à culpabiliser d'être partie. Même si j'en ai l'impression, on ne paie pas pour ne rien faire... je vais essayer de repasser, histoire de voir si les clefs sont revenues.
Quitte à tomber sur la vieille emmerdeuse et à me faire passer un savon pour rien.
Quand faut y aller, faut y aller...
Ça ne vient pas de chez moi, mais c'est fort joli, et ça ressemble
beaucoup...
Il est 2h26. J'avais pas mal de trucs à écrire en rentrant, l'alcool aidant, notamment une histoire fort étrange à propos d'une fille pompette et d'un alcoolique
faisant des métaphores tout ce qu'il y a de plus louche à propos des gens qui aiment les crabes et ceux qui préfèrent les moules (oui, il y a bien une référence sexuelle là-dedans mais j'avais un
coup dans le nez).
Mais bon, je ne me sens plus trop d'humeur à m'étendre sur cette soirée, avec force détails comme j'avais l'intention de le faire en allumant mon ordinateur.
Ben oui, au lieu de me mettre à écrire, je suis lentement sortie de mon état quelque peu alcoolisé, et me suis bêtement mise à regarder la fin de "Ce que je sais d'elle, d'un simple regard".
Donc là, bon...
Les trucs qui me semblaient faire un bon sujet d'article nul, me paraissent nuls dans le mauvais sens du terme.
Donc je trie, ne gardant que le nul qui m'intéresse.
En rentrant, je suis tombée sur un ptit escargot au milieu du trottoir, je l'ai ramassé et posé dans l'herbe. J'ai rigolé parce que ça m'a fait penser à un truc que j'ai lu chez l'emmerdeuse.
J'ai réfléchi à ce film, "My summer of love", et j'ai décidé que ce que j'avais aimé dedans, c'est la première minute.
Et c'est là que la musique de la boîte rouge va bien avec ce que je dis.