Rien à voir avec le film, c'est juste la seule chose qui m'est venue à l'esprit quand j'ai cherché un titre à cet article... Je vous explique.
Je me sentais déprimer, vraiment pas cool... Les résultats de l'IUT demain, le permis bientôt, envie de fêtes, de potes, de soleil et de partir... Bref, coup de blues.
Et puis je vois que j'ai un mail. Je l'ouvre et à ce moment là je me dis que c'est à croire que Jibé et moi, on est connectés, parce que là, je vais carrément mieux. Et quand je dis connectés...
Autrement que par internet, je veux dire (blague nulle, je suis plus là, cherchez pas.)
Depuis que Deezer a eu la charmante idée de changer la taille de ses lecteurs, ma petite Boîte Rouge ne tient plus dans la colonne de droite, donc je l'ai casée en
haut. Verdict? (J'ai jamais dit que c'était une question intelligente.)
C'est parti.
J'ai laissé Jibé les éventrer une à une au dessus de la poubelle. Le tout en le regardant sourire et en essayant d'ignorer la boule dans ma gorge. J'ai écouté ses trucs pour rendre ça moins
désagréable (il se trouve que dans la famille, quand on arrête de fumer, on a tendance à finir sous anti-dépresseurs, alors "moins désagréable", c'est déjà bien). Je lui ai promis que je
l'appellerais si je me sentais devenir irritable, pour qu'il me file ses gommes à la nicotine. Et j'ai fait une liste de ce qu'il m'a dit.
- Un semi-remorque de chewing-gums
- Une grande bouteille d'eau
- Ne surtout pas tourner en rond
- Surveiller son poids (ça occupe)
- Dormir suffisament
Je m'en allais faire un tour en douce dans le frigo de l'emmerdeuse, quand je suis tombée sur cette histoire d'araignée qui m'a fait dresser les cheveux sur la tête.
Ben oui, j'en n'ai pas vraiment peur, mais bon... Là c'était trop.
Je vous raconte.
Hier, dans ma chambre, j'avais à peine posé un orteil hors de mon lit que j'apercevaiscette espèce de quiche avec ses grandes pattessous mon bureau.
Je vous parle pas d'une faucheuse, comme on dit. Ni d'une pauvre petite chose à peine assez grosse pour manger un moustique. Non. Froide et immobile, visqueuse et poilue, elle me regarde, et je
suis sûre qu'elle attend que je remue un cil pour passer à l'attaque.
Une Tegeneria domestica, chers lecteurs. Assez courante, mais vraiment répugnante.
Je m'approche, et avec des ruses de sioux, j'attrape une de mes tongs et la brandis au dessus de ma tête. Mais elle m'avait grillée, la salope!!! Voilà qu'elle se mets à courir (ramper?) en
direction du dessous de meuble poussiéreux le plus proche. Seulement elle avait sous-estimé ma rapidité, et avant d'avoir eu le temps de dire ouf, la voilà écrasé sous une semelle en caoutchouc bon
marché, dans un concert de "Non! Non! Non!!!", et de "Dans ta face!!".
Et j'ai vraiment la flemme de conclure cet article, alors je vous laisse avec elle. Ou une de ses copines. Bref... On s'en fout...
C'est très con. Je regarde tous ces dossiers aux infos sur les émeutes de la faim, le coup de gueule de je ne sais quel président contre les aides alimentaires, et
les pays des gens obèses qui font la charité à son pays à lui, et tous ces chiffres, qui sont là depuis longtemps mais qu'on nous balance dans la gueule depuis quelques temps, parce que c'est dans
l'air du temps, on va dire.
Et puis moi qui suis pas très branchée prises de positions, discussions politiques, tout simplement parce que je n'y panne rien, et que je n'ai pas envie d'être celle dont on dit que la culture,
c'est comme la confiture, je ne participe pas à ce genre de débats où on pousse sa gueulante contre celui-ci, ou celui-là. Et je suis qui pour avoir mon mot à dire, je connais rien de la vie.
Et quand mon père me parle de bourse, de spéculations, de Chicago... Moi je comprends pas.
Voilà, je suis juste le cours des choses, et la bienséance veut qu'on soit outrés par ce phénomène, qu'on parle pendant des heures du pourquoi et du comment il y a un nombre encore plus énorme que
d'habitude de personnes qui meurent de faim. Encore une fois, je sais pas quoi en dire.
Mais ce que je sais, c'est que ces images d'enfants à moitié morts, tous ces gens qui crèvent au vu et au su de la planète entière, et ces chiffres, ça me rend malade. Peut-être bien que c'est de
la complaisance, de l'hypocrisie de bon ton, histoire de me donner un genre de bonne conscience d'avoir mauvaise conscience.
Mais putain... Les deux minutes que j'ai mis à manger ma part de pizza, 24 gamins sont morts pendant ce temps là.
Alors c'est très con. Mais ça me rend malade. Combien de personnes on pourrait nourrir avec ce que j'ai mangé au dîner dont j'ai pas besoin?
C'est tellement con tout ça.
Une semaine... Une semaine de rien et de n'importe quoi.
Une semaine où j'ai passé le plus clair de mon temps assise au bout de mon lit, l'ordinateur sur les genoux, ne le lâchant que pour me goudronner les poumons.
Une semaine sans le réflexe de passer par vos nébuleuses, bien trop absorbée par mes tribulations sur la planète des fanfics
...
Pas la peine de me le dire, je sais que je devrais arrêter de lire Douglas Adams... Rapport à la métaphore galactique, je veux dire...
Et puis aussi une semaine à faire des trucs chiants, comme pipeauter le Crous pour être indépendante de mes parents, aller à Dijon visiter un foyer (j'arrive toujours pas à croire que j'ai dit
oui), avoir enfin la date à laquelle je vais rater mon permis, remplir ma première déclaration d'impôts aussi... Bref...
Et puis faire des trucs cool, comme me pinter la gueule au Martini avec S chez Séb, ce même jour où elle m'a dit à peu près "Cette semaine... Ben... Cettesemainetum'asmanqué...", à la limite de
piquer un fard, ce qui m'a bien fait rire...
Aller à un barbec' organisé par les Gars d'à Côté, et réaliser que ces cons là... Ben ils vont me manquer. Un peu...
Jobio qui dit "Bon, on va chercher la chariotte, ou bien?" et qui me laisse lui piquer ses clopes, Zaza, DJ à ses heures et très chiant mais gentil quand il parle pas trop, Sim qui danse la
tecktonik (ta mère) mais est quand même très sympa, Thatard et ses cheveux, son briquet, sa boucle d'oreille et sa bonne musique, les deux Chefs, l'un blond et gentil, même saoul, et l'autre brun
et horrible quand il a bu, l'Irakien qui m'a appris à danser le madison et la valse sur de la tecktonik (ta mère), J qui donne l'impression de revenir de la guerre quand il sort de la douche après
avoir passé le week end à s'envoyer en l'air avec sa copine (et qui a passé une heure à me peloter dans un couloir un soir de grande perdition), même l'ex de S parce que c'était un sale con
profiteur et alcolo qui démarrait la journée avec une bière, mais un con marrant qui faisait des fuck à la BAC et des placages ratés en pleine rue.
C'était la minute émotion (Bleh! Le répétez surtout pas, mais ils étaient attachants, dans leur genre).
Aussi aller voir ma soeur et presque toucher le violon de sa copine posé sur le canapé, passer l'après-midi avec Melle C (Encore bon courage pour ce soir).
Et là, je me dis que c'est pas un article d'une semaine que je voudrais écrire, mais bien sur une année, parce que mon année est terminée. Et que ça fait bizarre. Pas de travail, mais plein de
rencontres, et beaucoup trop d'alcool.